Associer les matières est sans doute l'exercice le plus délicat de la décoration intérieure. Trop peu, l'espace semble pauvre. Trop, il devient cacophonique. Trois règles simples pour trouver l'équilibre juste.
Une pièce réussie ne se définit pas uniquement par ses couleurs — c'est le dialogue entre les matières qui lui donne de la profondeur. Un canapé en lin, une table basse en marbre, des coussins en velours : chaque matière parle une langue. La question est de les faire converser sans qu'elles se coupent la parole.
Chaque matière lisse appelle une matière rugueuse à ses côtés. Un plateau en marbre poli gagne à être posé sur un tapis en laine bouclée. Un canapé en velours se révèle davantage entouré de coussins en lin brut. Le contraste tactile crée de la richesse sensorielle sans avoir besoin de multiplier les couleurs.
Dans un espace, une matière doit jouer le rôle de fil conducteur — celle qui revient dans plusieurs objets pour créer de la cohérence. Le bois naturel est idéal pour ce rôle : cadres, plateau, pieds de meuble, plancher. Il unifie sans uniformiser. Le lin peut jouer le même rôle dans les textiles.
Une pièce entièrement en matières naturelles peut sembler monotone. Introduire une seule matière "précieuse" — une applique en laiton, un vase en céramique vernissée, un miroir biseauté — suffit à élever l'ensemble. Un seul point d'exception, pas plus. La rareté fait l'effet.
« La richesse d'un intérieur ne se compte pas en objets, mais en dialogues entre les matières. »
Principe AUREALes associations qui fonctionnent
Certaines combinaisons ont fait leurs preuves. D'autres, aussi tentantes qu'elles paraissent, créent systématiquement de la confusion visuelle.